Gin of The Year 2023 Winner: Distillerie de Reims

Le meilleur gin du monde est produit dans la Marne !

Créé en 2022 par Mickaël Blondelle, connu pour sa brasserie située à quelques pas de la cathédrale de Reims, le gin de la Distillerie de Reims vient de décrocher une médaille d’or au concours Londonien du Gin de l’année, une épreuve internationale de référence.

« C’est floral et épicé avec des notes de pamplemousse, de fleur de bruyères ou d’eucalyptus. C’est l’explosion à la première gorgée mais je voulais aussi une belle longueur en bouche. C’est une création plaisir : le gin dont j’ai toujours rêvé », glisse Mickaël Blondelle, gérant de la Distillerie de Reims. Un projet qui se poursuit bien au-delà du rêve car depuis lundi dernier ce fameux breuvage vient de remporter le premier prix d’un prestigieux concours londonien.

Plutôt cocasse dans une ville où le champagne, la boisson locale, a tendance à rafler tous les prix. C’est à quelques mètres de la cathédrale de Reims que Mickaël élabore son produit. Au milieu des fûts et des cuves en inox, le ronronnement des chaudières et le sifflement de l’alambic résonnent. Nous sommes dans l’antre de son laboratoire où tout est fait à la main de A à Z, jusqu’à l’embouteillage final.

Voilà un an qu’il a lancé son gin dans une bouteille frappée d’un décor Art déco en hommage à la cité des Sacres. « La difficulté c’était d’accorder une multitude d’épices, il faut savoir les graduer les uns par rapport aux autres. C’est comme sur une table de mixage, c’est un dosage épice par épice. Quand on réalise un spiritueux à l’image de la création d’un parfum ».

« Une récompense pour tout mon travail »

Sur la table, une soixantaine d’épices encapsulées font face au créateur. Baie de roses, yuzu, girofle, jasmin, coquelicot, hibiscus… Une soixantaine d’épices récoltées aux quatre coins du monde. « J’avais en tête de créer un spiritueux dès le départ, il y a une forme de logique car après avoir lancé une brasserie, avoir une distillerie c’est la suite. La bière m’a permis d’avoir cette appréhension des dosages et de développer mon nez ». Et visiblement son nez ne l’a pas trompé car la dégustation à l’aveugle face à des gins de producteurs du monde entier a été décisive. Les jurés lui ont décerné la médaille d’or. « Au final, c’est une belle surprise et une récompense pour tout mon travail. Participer à un concours ça permet de savoir si on est à la hauteur et si on doit rectifier un dosage »., poursuit Mickaël.

Un « gin » français qui reste relativement accessible pour les amateurs puisqu’il faut compter 39 euros pour s’en procurer un flacon à la boutique de la Distillerie de Reims ou dans le réseau de distributeurs. Pour l’heure, près de 200 bouteilles s’écoulent chaque mois mais ce chiffre pourrait plus que tripler grâce à ce prix prestigieux. Et dans la grande famille des spiritueux, Mickaël vient de lancer une vodka et un élixir de menthe. « Mais l’objectif à terme est de créer un alcool propre à Reims, quelque chose qui n’existe pas encore », glisse-t-il.

Source: LeParisien

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